De moins en moins de constructions, des taux d’intérêt à la hausse, les loyers qui s’envolent… dans bons nombres de pays européens, on parle de crise du logement.
Vous aimerez aussi : Quels sont les pays d’Europe où l’immobilier est le plus cher ?
De moins en moins de constructions, des taux d’intérêt à la hausse, les loyers qui s’envolent… dans bons nombres de pays européens, on parle de crise du logement.
Vous aimerez aussi : Quels sont les pays d’Europe où l’immobilier est le plus cher ?
Avant, on parlait du « rêve américain », mais les choses ont changé puisque les américains eux même considèrent l’Europe comme l’Eldorado. Ainsi, de plus en plus d’américains préfèrent investir dans l’immobilier dans le Vieux continent en s’appropriant une résidence secondaire ou en s’installant pour de bon. Pourquoi cet intérêt pour l’immobilier en Europe par les américains ? C’est ce que nous allons voir de plus près.
La France, l’Italie et l’Espagne sont les pays les plus convoités par les américains qui souhaitent s’investir dans l’immobilier en Europe. Face à l’augmentation excessive des prix immobiliers au pays de l’oncle Sam et la chute récente de l’euro à parité avec le dollar américain, sans oublier les divisions politiques, un bon nombre d’expatriés américains ont pris la décision de se lancer dans un projet immobilier en Europe.
Parmi les autres raisons qui encouragent les américains à investir dans l’immobilier dans des pays européens, on retrouve les suivantes :
Les nouvelles réglementations prises par certains gouvernements européens
On va prendre l’exemple flagrant du visa européen dont l’obtention était plus difficile auparavant pour ceux qui souhaitent déménager en Europe. Pour attirer davantage les investisseurs étrangers, des pays comme l’Espagne et le Portugal ont décidé de lancer le fameux « golden visas » qui permet aux étrangers de bénéficier d’un droit de résidence permanente, mais sur un condition d’investissement initial de 350 000 euros et 500 000 euros.
En France, le French Tech Visa a été lancé pour faciliter la tâche aux créateurs d’entreprises, fondateurs, employés et investisseurs de startups non européens. Grâce à ce visa, ces derniers peuvent facilement accéder à un permis de séjour français.
En Italie, le gouvernement a mis en œuvre en 2019 le programme « one-euro-home » qui consiste à vendre des maisons dans les zones rurales à des acheteurs étrangers à seulement un euro sous condition de financement en rénovation. Ce programme a été créé pour booster l’économie locale.
Le développement du travail en distance durant ces dernières années
Auparavant, les retraités et les personnes considérées comme étant les membres les plus riches de la société aux Etats Unis étaient les seuls qui étaient intéressés par l’investissement d’un bien immobilier en Europe.
Toutefois, après la pandémie, la baisse des coûts de logement et le développement du travail à distance ont fait de l’Europe une destination attrayante pour les américains. Les acheteurs américains de biens immobiliers en Europe se sont multipliés. Beaucoup de jeunes américains ont du mal à faire face à l’inflation du marché américain à cause du manque de pouvoir économique, ce qui les pousse à s’intéresser à un travail à l’étranger, notamment en Europe.
Lire aussi : Eurocodes : construire en toute sécurité selon les normes européennes
Des logements relativement bon marché surtout dans les petites villes et villages
Beaucoup de pays ont adopté des politiques volontaristes qui n’ont pas tardé à porter leurs fruits. L’achat des logements par des ressortissants américains est monté à 88 % en Espagne depuis le premier semestre 2019 jusqu’au début de l’année 2022.
Du côté du Portugal, le gouvernement recense près de 10 000 citoyens américains habitant dans le pays, soit une augmentation de 239 % par rapport aux années précédentes. De nombreux américains choisissent de s’installer en Europe, car ils trouvent que la qualité de vie y est incomparable.
Le marché immobilier français traverse une crise immobilière significative. Notamment marquée par une baisse importante des ventes et des prix. Cette situation, qui semble s’installer durablement, pourrait avoir des répercussions majeures sur l’accès au logement pour de nombreux citoyens.
Le secteur immobilier français est actuellement confronté à une crise profonde caractérisée par une chute significative des ventes et des prix. Cette crise, prévue pour se prolonger, pourrait avoir des conséquences majeures sur l’accessibilité au logement pour de nombreux citoyens.
Le marché immobilier connaît un retournement sévère avec une prévision de record historique de baisse des ventes en 2023, estimée à -21%, soit 885 000 ventes. Ce déclin s’accompagne d’une diminution des prix et d’une inflation persistante. Initialement confronté à une pénurie de biens à vendre, le marché de la transaction a vu cette pénurie se transformer en une pénurie de biens à louer. Cette situation découle d’une offre de logements insuffisante, en particulier dans des zones tendues.
Le président de la FNAIM, Loïc Cantin, souligne l’urgence d’une politique volontariste pour soutenir l’accession à la propriété. En l’occurrence, accompagner la construction et faciliter la location à long terme par des bailleurs privés.
Pendant quatre années consécutives, le marché immobilier a connu une période d’euphorie marquée par des ventes mensuelles dépassant régulièrement la barre du million. Un sommet remarquable a été atteint en août 2021, avec un cumul sur 12 mois dépassant même 1,2 million de transactions (voir graphique ci-dessous). Cependant, depuis lors, la dynamique du marché a radicalement changé, avec une courbe des ventes en chute libre.
En août 2021, le marché immobilier a atteint un pic exceptionnel, dépassant toutes les attentes avec plus de 1,2 million de transactions réalisées sur une période de 12 mois. Cette période d’euphorie a été marquée par une demande soutenue, des conditions de prêt favorables et un engouement général pour l’investissement immobilier.
Cependant, depuis ce sommet, le marché a connu un revirement abrupt, illustré par une dégringolade significative des ventes. Cette inversion brutale de la tendance s’explique par plusieurs facteurs, dont l’augmentation rapide des taux d’intérêt depuis 2022, la pression sur la capacité d’achat des ménages, et une crise économique plus large.
La courbe des ventes, qui était autrefois en constante ascension, a désormais adopté une trajectoire descendante. Ce déclin mensuel constant contraste fortement avec la période précédente d’euphorie, signalant un changement structurel dans la dynamique du marché immobilier.
Cette dégringolade des ventes n’est pas seulement un indicateur de la crise immobilière, mais elle a également des répercussions économiques significatives. Certaines agences immobilières ont enregistré des chutes vertigineuses de leurs ventes, atteignant jusqu’à 40% entre les troisièmes trimestres de 2022 et 2023.
La baisse des transactions immobilières, qui s’accélère depuis 2023, atteint 955 000 ventes en France sur 12 mois glissants à fin août 2023, soit une diminution de 17% sur un an. Cette baisse entraîne une inflexion des prix, avec une diminution de -0,8% entre le 1er janvier et le 1er octobre 2023, mettant fin à plusieurs années de hausse.
Le marché de la transaction devient plus favorable aux acquéreurs, stimulé par la hausse rapide des taux d’intérêt depuis 2022, amorçant ainsi un cycle baissier des prix. Cette tendance touche la plupart des territoires, avec des baisses notables à paris (-5,2%) et dans 7 des 10 plus grandes villes.
La baisse des prix immobiliers en France s’observe de manière généralisée, touchant la plupart des territoires. Cette tendance s’inscrit dans un contexte de crise immobilière plus large. Une analyse détaillée de l’évolution des prix par région met en lumière des disparités significatives.
Les prix immobiliers à Paris connaissent une baisse notable. Notamment en enregistrant une diminution de -5,2% sur une période d’un an. Cette tendance est également observée dans 7 des 10 plus grandes villes françaises. Cependant, il est à noter que les villes du sud-est, telles que Nice, Montpellier et Marseille, résistent mieux à cette baisse à ce stade.
Dans certaines grandes villes, la capacité d’achat des ménages en matière immobilière atteint un niveau particulièrement bas par rapport à l’historique. Cette situation suggère que les prix actuels se rapprochent des limites financières des acheteurs potentiels, mettant en évidence une complexité croissante pour les ménages désireux d’acquérir un logement dans ces zones urbaines.
La banlieue parisienne subit également un ralentissement, avec une baisse des prix de -2,5% sur une période d’un an. Cette tendance reflète une extension des difficultés rencontrées sur le marché immobilier au-delà du cœur de la capitale.
En revanche, les communes moyennes et rurales résistent relativement mieux à la baisse des prix. Cette résilience peut être attribuée à des dynamiques locales différentes et à une demande peut-être moins affectée par la crise observée dans les zones urbaines.
Notablement, c’est en corse et dans la région Provence-Alpes-Côte d’azur (Paca) que les prix immobiliers résistent le mieux. Ces régions semblent bénéficier d’une plus grande stabilité dans un contexte national de turbulences sur le marché de l’immobilier.
Malgré des ventes restant élevées comparées à la période pré-Covid, une chute significative est prévue vers la fin de l’année. Avec une estimation de 920 000 à 930 000 transactions en décembre 2023, soit une baisse de 17% par rapport à décembre 2022. Cette situation, selon Loïc Cantin, représente la plus forte baisse de volumes sur un an depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
La crise immobilière a également des répercussions économiques, avec un nombre exceptionnel de défaillances d’agences immobilières enregistrées, attribuées en grande partie à l’envolée des taux de crédit au cours des 18 derniers mois.
En conclusion, la crise immobilière actuelle nécessite des mesures urgentes de la part des pouvoirs publics. Notamment pour :
Les perspectives à court terme s’annoncent difficiles. Toutefois, des politiques volontaristes pourraient contribuer à atténuer les effets à long terme de cette crise.
Après les tiny houses, on a beaucoup parlé des maisons container. Sont-elles plus économiques? Container, fondations, isolation, charpente… combien ça coûte?
Vous aimerez aussi : Vivre dans une caravane : est-ce légal ?
La construction des bâtiments représente un énorme investissement de temps, d’énergie, mais surtout d’argent. Leur durabilité doit également être assurée et il en est de même pour leur design et leur résistance aux intempéries. Si vous projetez de construire un bâtiment qui dure des décennies, il faut réaliser les travaux de manière sûre et correcte. En l’occurrence, les Eurocodes offrent cette garantie.
Les Eurocodes sont destinés à l’ensemble des pays européens. Il s’agit de normes de construction uniformes que les Etats membres de l’UE doivent suivre. Ces normes européennes concernent notamment la conception structurelle et l’élaboration des bâtiments.
La rédaction des Eurocodes a été effectuée par le Comité Européen de Normalisation ou CEN. Pour faire simple, les Eurocodes regroupent les règles de construction pour tous les États membres de l’Union européenne.
De manière régulière, le CEN analyse les normes et peut les adapter en cas de besoin.
Les normes relatives aux structures des bâtiments peuvent apporter de nombreux avantages aux propriétaires d’immeubles et ceux qui sont actifs dans le secteur de la construction. En effet, les Eurocodes peuvent apporter des améliorations dans certains aspects comme la sécurité, la qualité, la stratégie et les connaissances.
D’abord, concernant la sécurité, on parle de la sécurisation des ouvrages avec l’aide des méthodes de calcul qui sont à la fois uniformes et harmonisées au niveau international.
Ensuite, pour la qualité, elle peut se voir assurée grâce aux méthodes de calcul harmonisées. Les Eurocodes promettent des résultats optimaux.
Puis, pour l’avantage en termes de stratégie, ces normes relatives aux structures des bâtiments permettent aux constructeurs de renforcer sa position sur le marché européen.
Enfin, pour ce qui est des connaissances, les Eurocodes permettent de connaître en détail l’ensemble des règles relatives à la construction des bâtiments et qui sont applicables à tous les pays européens.
L’objectif de la création des Eurocodes est la conformité de toutes les constructions réalisées en Europe. Tous les critères de qualité sont considérés, dont la durabilité des constructions, leur stabilité, leur sécurité en cas d’incendie, leur résistance mécanique et d’autres facteurs importants.
C’est à partir du 31 mars 2010 que les Eurocodes ont remplacé les normes précédemment créées par Afnor. La mise à jour par arrêté pour les marchés publics s’effectuait alors le 30 mai 2012. Néanmoins, les normes ont été appliquées qu’à partir du 1er juillet 2012. Les nouvelles recommandations qui relèvent du cahier des clauses techniques générales donnent des modifications pour s’adapter aux Eurocodes.